En ce moment, entre la course aux documents pour finaliser l'achat de mon appartement, le début des cartons pour le prochain déménagement et explorer tous les magasins de bricolage pour rendre mon chez moi trop beau, j'avoue que je n'ai pas trop le temps de bricoler même si les idées se bousculent dans ma tête! Par contre je garde un peu de temps pour lire. Mes lectures sont bien différentes de celles de ma soeur, même si elle essaye de me convertir depuis longtemps aux mangas et son dernier article à bien émoustillé ma curiosité...

Je viens de finir 3 livres qui m'ont tous de manière très différentes particulièrement plus.

Le premier: L'homme qui voulait vivre sa vie, de Douglas Kennedy. Je vous ai déjà parlé de cet auteur ici, j'aime beaucoup son écriture.Voilà un moment que je voulais lire celui là, je me rappelle même l'avoir offert sans l'avoir lu! Merci à Steph de me l'avoir prêter.

Le spitch: Ben Bradford est un modèle de réussite sociale. De la pression parentale cherchant à le détourner de ses ambitions artistiques, il a fait le moteur de son ascension vers les hautes sphères de Wall Street. Ben Bradford lutte, et pourtant, il est bien obligé de se rendre à l'évidence : "réussir", "le plus américain des verbes", le fait vomir. Ce n'est pas avec fierté qu'il pose son regard sur la somme de ses possessions, mais en détaillant chaque objet par le menu, connaissant son prix au dollar près, contraint d'admettre que sa frénésie de consommation dissimule mal un terrible besoin de se sentir exister. Sa luxueuse banlieue l'oppresse et croule sous l'épaisse couche de vernis de l'american way of life qui ternit pourtant un jour à la faveur d'une sordide histoire d'adultère. Et là, Ben Bradford commet l'irréparable. S'ensuit une fuite éperdue, l'adoption forcée d'une nouvelle identité, et la révélation d'un destin qui s'épanouit malgré lui.

J'ai beaucoup aimé ce livre. La course vers une vie qui lui ressemble, où la passion prends le pas sur le reste, donne une puissance à ce roman où chacun peut s'interroger sur Qu'est ce qu'aurait été ma vie si ... ? Pour moi la question reste quel est le prix de cette nouvelle vie?

Le deuxième: Dernières nouvelles des oiseaux, d'Erick Orsenna. Merci à Joëlle de m'avoir fait découvrir ce petit bijou. Je pense sérieusement à le lire à mes loulous lors d'une prochaine session de l'atelier d'expression.

Le spitch: Ce soir-là, le président présidait une remise de prix au lycée de H. Dès le cinquième très bon élève, il bâilla. Tandis que se poursuivait l'éprouvante cérémonie, l'idée arriva dans son cerveau et, s'y trouvant bien sans doute, commença de germer. Une idée simple, une idée scandaleuse. D'accord, il faut récompenser les très bons élèves, mais pour quelle raison ceux que je vois ce soir monter un à un sur la scène sont-ils tellement ennuyeux? Premièrement parce qu'ils se ressemblent tous. Deuxièmement parce qu'ils acceptent, sans protester, les matières au programme. Pourquoi ne pas couronner d'autres enfants, des talents cachés, des passionnés qui explorent sans relâche, qui ne supportent que la liberté, que les devoirs qu'ils se donnent eux-mêmes? D'abord, nous donnerons à chacun d'entre eux un grand prix de la Passion. Et ensuite... La suite est un secret.

Je crois que je n'ai pas envie de vous en dire plus car ça vous gâcherez le plaisir de découvrir ce très beau livre, sur la manière de vivre sa passion! Courrez vite lire ce merveilleux livre ponctué de magnifiques illustrations.

Le troisième: La délicatesse, de David Foenkinos. Ce livre m'a été offert pour mon anniversaire par  ma chère Clem et elle m'écrivait ceci "Une belle histoire sans prétention mais pleine d'humour, de tendresse et de ... délicatesse!". Je n'aurai pas dis mieux.

Le spitch: « François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins
conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi
à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».

La seule chose que je peux vous dire c'est qu'il se lit d'un trait et qu'on finit avec un sourire sur les lèvres...

 

Voilà mes 3 dernières lectures. Chacune d'elles m'ont fait passé un excellent moment, merci à mes copines de m'avoir fait partager leurs lectures. Je crois qu'au final c'est comme ça que je préfère découvrir un livre, il prend une dimension particulière et surtout il a déjà une histoire...